Hubert Teyssandier (dir.). Paris : Publibook, 2002.

Résumé :

Les articles réunis ici interrogent le blanc, celui des étendues enneigées, des lettres dont la représentation, verbale ou picturale, occulte le message, au moyen de recherches sur l’intertextualité : peinture dans l’écriture, texte dans l’image, images dans le texte, musique et paroles… Les analyses sont appuyées sur les procédés utilisés par les plus grands écrivains, comme en témoigne le sommaire : « Le Blanc de la lettre dans Far from the Madding Crowd de Thomas Hardy » ; « ‘The Turn of the Screw’ et les réserves de l’écriture jamesienne : ‘my values are positively all Blanks’ » ; « L’inter-dit de représentation dans Absalom, Absalom! de Faulkner » ; « Les Liaisons blanches de la poésie, ou le fantasme de la dissemblance » ; « Des emprunts de mots blancs. Les néologismes d’Antonin Artaud, Lewis Carroll et James Joyce. » Le blanc/blank est l’entre-deux flottant de la relation floue entre les signifiants et leurs référents fantômes, l’espace scriptural où l’abolition de la barre d’opposition entre les polarités ordinaires entraîne l’effondrement de l’économie du sens…

Table des matières :

  • Isabelle Gadoin, « Le Blanc de la lettre dans Far From the Madding Crowd, de Thomas Hardy »
  • Evelyne Labbé, « ‘The Turn of the Screw’ et les réserves de l’écriture jamesienne : ‘my values are positively all Blanks’ »
  • Florence Cesari-Stricker, « L’inter-dit de représentation dans Absalom, Absalom! »
  • Christine Savinel, « Les Liaisons blanches de la poésie, ou le fantasme de la dissemblance »
  • Sophie Marret, « Des emprunts de mots blancs : les néologismes d’Antonin Artaud, Lewis Carroll et James Joyce »